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Les Négociations Annuelles Obligatoires, NAO CAVAC 2026 sont terminées. A l’issue de trois rencontres avec la Direction (13 mai, 1er et 17 juin), marquées par des suspensions de séances mais aussi des échanges complémentaires par mail, les partenaires sociaux CAVAC ont trouvé un compromis.

Info sur les grandes lignes de ce que nous avons obtenu.

 

Rémunérations

Revalorisation des valeurs de point CAVAC

  • 1ère valeur de point : + 2.4 %, soit 6.878 € brut à compter du 1er juillet.
  • 2ème valeur de point : + 0,5 %, soit 5.492 € brut également au 1er juillet.

Ces revalorisations entraînent une hausse de tous les éléments de rémunération indexés sur ces valeurs.

Qu’est-ce que cela représente en euros pour un salarié (éléments exprimés en brut) ?

  • Pour salaire de 280 pts = +45.14€ /mois soit +586.80€ par an soit +2.40%
  • Pour salaire de 300 pts =+45.68€ /mois soit +593.90€ /an soit +2.30%
  • Pour salaire Médian de 350 pts = +47.05€/mois soit +638.30€/an soit +2.08%
  • Pour salaire Moyen de 425 pts = +49.10€/mois soit +638.30€/an soit +1.84%
  • Pour un Cadre de 500 pts = +51.15€/mois soit +664.95€/an soit +1.66%
  • Pour salaire de 600 pts = +53.88€/mois soit +700.47€/an soit +1.48%

Cet accord de compromis garantit l’inflation jusqu’à 320 pts !

Titres et remboursement de frais de repas

Nous avons obtenu une augmentation de 50 cts de la prise en charge des frais :

  • Les remboursements de repas sur justificatifs évolueront au 1er juillet 2026 de 14,50 à 15€ ;
  • La valeur des titres restaurants évoluera de 8,50€ à 9,50 € avec 5,60€ pour l’entreprise et 3,90€ pour le salarié ;
  • La prime de panier évoluera également de 50 centimes dans les limites d’exonération de charges salariales et patronales. Au 1er juillet 2026 à 7,50 € avec une évolution automatique jusqu’à atteindre le montant d’évolution négocié.

 

Mesures sociales et conditions de travail

Congés et QVT

  • Congé pour enfant malade : Les 2 jours à partir du 1er janvier 2027 est confirmé et ceci pour tous les enfants de 0 à 6 ans ;

Pour rappel depuis le 1er juin 2026 (NAO 2025) :

  • Les 3 jours supplémentaires, réservés aux ouvriers à partir de 55 ans, sont généralisés à tous les salariés travaillant en équipes successives alternantes. Ceci, quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle, s’ils répondent aux critères de référence à la notion légale de la pénibilité.
  • Un nouveau congé pénibilité d’un jour est accessible dès 55 ans et plus, pour les employés et agents de maîtrise, non concernés par les 3 jours précédemment cités, mais occupant des postes avec des contraintes physiques (port de charge, horaire décalé, dérogation durée du travail…). Les salariés concernés ont dû une information personnelle au moment de l’ouverture de ce droit supplémentaire.

Modulation du temps de travail

Face au constat qu’il est de plus en plus demandé au service de faire récupérer avant la fin d’exercice les heures supplémentaires inscrites dans les compteurs, certains salariés considéraient que la modulation tel que pratiquée à la CAVAC était déséquilibrée. Les salariés ne s’y retrouvaient pas. En effet, en période de haute activité, rester au travail, au-delà de l’engagement physique, cela engage parfois des frais annexes comme des frais de garde pour les enfants. Les heures majorées, en fin de période d’annualisation, permettaient de reconnaitre cet engagement. Faute d’heure, les salariés se sentent lésés.

Depuis 2 – 3 ans, la CFDT alerte sur cette situation et a proposé des solutions. Ces dernières n’ont pas été retenues.

Face à notre détermination, nous avons obtenu 2 avancées :

  • La possibilité, pour ceux qui le souhaitent, de panacher les soldes entre le paiement et le placement en CET.
  • La direction accepte le généraliser le principe suivant. Principe qui est constaté dans certains services. Chaque salarié pourra formuler une demande de récupération de 35 heures, correspondant à 5 jours ouvrés, en cours d’exercice. Cette demande, qui peut être fractionnée, nécessitera l’accord préalable du responsable hiérarchique. Comme pour les congés, la réponse de ce dernier prendra compte du solde d’heures du salarié et des besoins de l’organisation du travail.

Nous serons très vigilants sur l’application de ce principe. N’hésitez pas à nous faire part de vos constats !

 

Handicap

La négociation en vue d’un accord spécifique sur les droits des salariés en situation de handicap avance bien. Nous pouvons considérer qu’un premier accord, pour une durée déterminée de 3 ans, pourrait être conclu d’ici la fin d’été.

Comme tout nouvel accord, il sera important de le faire vivre et de l’évaluer.

 

Pourquoi parle-t-on d’un compromis ?

Comme chaque année, la CFDT consulte ses adhérents en amont de l’ouverture des négociations. La délégation CFDT en charge des NAO part avec un plan appelé mandat syndical. Après chaque réunion, la section CFDT (militants et adhérents) est informée de la tonalité des échanges.

A l’issue de la 2ème rencontre, voyant que le mandat donné ne serait pas respecté, les délégués syndicaux ont à nouveau consulté les adhérents pour savoir s’ils étaient favorables à une signature, donnaient mandat pour une contreproposition ou informer la direction de notre désaccord.

Les éléments du compromis :

 

Les éléments en faveur de la négociation 2026

Les freins constatés dans cette NAO 2026

Le retour de l’inflation avec pour référence à +2.20% à fin avril sur un an. L’augmentation du SMIC de +2.41% au 1er juin et des prévisions d’inflation sur l’année 2026 à +2.50%. L’inflation ne touche pas uniquement les familles, mais aussi les entreprises.
Malgré un environnement parfois complexe, le groupe continue de présenter des résultats solides. L’atterrissage économique de l’exercice, malgré des péripéties, va être conforme aux prévisions. Le contexte prix au niveau de l’activité céréales, conjugué avec la hausse des intrants (notamment en engrais), créer un effet ciseaux pour les producteurs
Les fonds propres ont été considérablement renforcés au cours des vingt dernières années. La trésorerie des exploitations à dominante céréales se dégrade.
La capacité d’autofinancement demeure élevée et permet chaque année de financer un niveau important d’investissements. Les 2 épisodes de forte chaleur, des mois de mai et juin, ont impacté le chiffre d’affaires de nos activités de distribution grand public (magasins Gamm Vert et Agrivillage). On sait que ce sont les derniers euros de l’exercice qui font le résultat économique sur cette activité.
L’engagement des salariés qui n’est plus à démontré. La conjoncture défavorable du marché de la construction et de la rénovation freine la dynamique isolant de notre filiale Biomatériaux.
La mise en place de la classification des emplois à minima, tel que voulu par la CAVAC, n’a pas répondu pleinement aux attentes suscitées. Les NAO permettent de définir la masse salariale de l’exercice suivant. 2026 – 2027 s’ouvre avec son lot d’incertitudes (marché des céréales, prix des intrants, effet des canicules sur la collecte d’automne, …).

Les adhérents, à 75%, se sont majoritairement prononcés pour une ultime proposition de compromis. La direction à jouer le jeu. Elle n’a pas retenu intégralement notre demande mais en à conserver la majorité.

Pour la délégation CFDT, l’effort était là. Rien ne s’opposait à une signature, ni à la défense de ce compromis.

 

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