L’un de nos derniers articles vous informait de l’ouverture des Négociations Annuelles Obligatoires 2026 (NAO). Après les deux premières réunions du mercredi 13 mai et du lundi 1er juin, les négociations restent ouvertes.
Des constats partagés mais des interprétations et solutions différentes
Comme chaque année, les négociations salariales et annexes prennent en compte certains indicateurs. Si la Direction comme les représentants syndicaux s’accordent sur une inflation à +2.2% sur un an à fin avril 2026, l’analyse de cette dernière est différente. Pour info, l’inflation s’est confirmée en mai avec +2.40% et le SMIC à été revalorisé de 2.41% au 1er juin 2026.
La Direction considère l’évolution de l’inflation comme conjoncturelle, liée, selon elle, pour 50%, à l’augmentation temporaire des carburants.
Pour la CFDT, l’augmentation des carburants est une chose, mais on voit déjà d’autres éléments inflationnistes qui impactent en cascade les ménages. Aussi, ne pas répondre aux problèmes de pouvoir d’achat et de gestion de fin de mois des familles CAVAC, c’est prendre le risque d’avoir des salariés moins sereins et moins efficients dans leur quotidien au travail.
Vous comprendrez que si l’analyse de la situation est différente, il est plus difficile de s’accorder sur les solutions.
Différentes propositions ont été évoquées et étudiées de part et d’autre. Les partenaires sociaux ont observé des suspensions de séance. Le prochain rendez-vous, programmé le mercredi 17 juin, sera probablement déterminant.
Des attentes fortes de la part des salariés
Comme chaque année, les NAO ne concernent pas que la seule question salariale. D’autres sujets ont été d’abordés avec la Direction :
- Un projet d’accord en faveur de l’accompagnement des personnes en situation de handicap et plus largement le maintien dans l’emploi des salariés ;
- La réouverture d’un échange sur le Télétravail, dans l’objectif d’améliorer l’accord CAVAC, en tout cas d’en corriger la rédaction qui parfois questionne et soulève des interprétations différentes ;
- Le sujet des “Aidants”, sujet qu’on peut relier à celui du “Handicap” dont la CAVAC doit ouvrir une négociation dans le cadre d’une obligation de la Branche professionnelle.
- Les frais liés à l’activité professionnelle, notamment de repas ;
- La qualité de vie, les conditions de travail, l’organisation du temps de travail, notamment sous l’angle d’inscrire la CAVAC dans une modernité des conciliations des vies (travail / vie privée).
Un dialogue social au service de solutions concrètes
On a bien compris et cela à été rappelé à l’occasion de la soirée des salariés du 3 juin, la conjoncture agricole est actuellement moins favorable, tout particulièrement en production végétale spécialisée.
Les salariés CAVAC n’en sont aucunement responsables. Ils effectuent leur travail consciencieusement avec engagement. Ils savent s’adapter quand l’organisation et les évolutions le demandent. Nous le constatons, notamment au niveau des modulations, où les collègues savent donner un coup de collier en saison, mais ils constatent aussi une baisse des heures payées majorées en fin d’année. Les salariés, tout comme la CAVAC n’ont pas vocation, ni la capacité à résoudre toutes les crises agricoles.
Nous espérons que cette fin de négociation va se poursuivre dans le cadre d’un dialogue social utile, tourné vers des solutions concrètes et équilibrées.

Plus globalement, dans un environnement économique qui reste exigeant, il est essentiel que les négociations permettent d’apporter des réponses aux préoccupations quotidiennes des salariés tout en tenant compte des enjeux de performance et de développement de la coopérative.
Tout ne sera pas finalisé le 17 juin et nécessitera d’autres échanges. En tout cas, nous espérons revenir vers vous le plus tôt possible pour vous annoncer de bonnes nouvelles.
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