Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) se sont déroulées du 20 au 26 juin. Si certaines mesures doivent encore être précisées et feront l’objet d’échanges complémentaires, la CFDT a donné, après consultation finale de ses adhérents, un accord de principe* à la signature des NAO 2025.

* A la date de parution de cet article, même si les grandes lignes ont été validées avec la direction, le texte de l’accord NAO 2025 n’est toujours pas arrêté et signé par la CFDT.

Info sur les grandes lignes de ce que nous avons obtenu

Rémunérations

Revalorisation des valeurs de point CAVAC

  • 1ère valeur de point : +1 %, soit 6.717 € brut à compter du 1er juillet.
  • 2ème valeur de point : +0,8 %, soit 5.465 € brut également au 1er juillet.

Ces revalorisations entraînent une hausse de tous les éléments de rémunération indexés sur ces valeurs.

La CFDT a insisté sur la nécessité de suivre l’évolution de l’inflation, qui s’élevait à +0,8 % sur un an fin avril 2025 (référence habituelle dans les négociations CAVAC). Cette progression reste un minimum pour compenser la hausse des prix, parfois ignorée les années précédentes, tout particulièrement pour la 2ème valeur de point CAVAC. La direction a également évoqué l’effet report du déblocage de l’ancienneté. C’est un argument que nous allons avoir encore 3 ans.

Prime exceptionnelle

Une prime de 400 € sera versée aux salariés des sites spécialisés céréales. Si la CFDT soutient pleinement ce versement, elle rappelle que cette demande est issue des réclamations CSE, notamment en lien avec les périodes de forte activité dans les silos (réception, séchage, maintenance) et ne relève pas directement des NAO.

Mesures sociales et conditions de travail

Congés et QVT

  • Congé pour enfant malade : Maintien d’un jour/an pour 2025/2026, mais élargi aux enfants de 0 à 6 ans (au lieu de 3 à 6 ans). Une évolution à 2 jours est envisagée pour 2027.
  • Congés pour les salariés postés : Les 3 jours supplémentaires, réservés aux ouvriers à partir de 55 ans, seront généralisés à tous les salariés travaillant en équipes successives alternantes. Ceci, quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle, s’ils répondent aux critères de référence à la notion légale de la pénibilité.
  • Congé pénibilité complémentaire : Attribution d’un jour de congé supplémentaire à compter de la nouvelle période d’ouverture des droits à congés payés au 1er juin 2026, dès 55 ans et plus, pour les employés et agents de maîtrise, non concernés par les 3 jours précédemment cités, mais occupant des postes avec des contraintes physiques (port de charge, horaire décalé, dérogation durée du travail…). Les salariés concernés recevront une information personnelle au moment de l’ouverture de ce droit supplémentaire.

Modulation du temps de travail

Une étude est en cours pour améliorer la gestion des heures de modulations. Des plafonds pourraient être créés (70 heures pour les métiers agricoles et 35 heures pour les magasins Gamm Vert), au delà desquels, les salariés seraient acteurs de leur gestion (paiement, placement CET, etc).

Handicap

Engagement de principe pour l’ouverture d’une négociation en vue d’un accord spécifique sur les droits des salariés en situation de handicap.

Gestion des soldes de CP/RTT

Accord de principe pour permettre le placement de ces jours en CET ou PER, sous certaines conditions, notamment en cas de refus officiel et traçable de la part du manager.

Astreinte

La direction revient sur l’accord d’astreinte, précédemment source de tensions. La nouvelle proposition, en cours de rédaction, vise une harmonisation des pratiques à l’échelle de la coopérative. La CFDT est favorable à sa signature, sous réserve de son contenu final.

La direction revient sur l’accord d’astreinte, précédemment source de tensions. La nouvelle proposition, en cours de rédaction, vise à une harmonisation des pratiques à l’échelle de la coopérative. Les parties acceptent chacune de faire un pas vers l’autre afin de trouver un compromis. La CFDT à donnée un accord de principe, sous réserve de la rédaction finale.

Refonte de l’accord n°13

Jugé peu lisible par les salariés, les élus et même les GRH, l’accord n°13 sera réécrit sous forme de plusieurs accords thématiques. Cette restructuration, proposée par la CFDT, permettra également de réexaminer certaines dispositions, notamment en lien avec la mobilité interne. Ce chantier sera engagé au cours de l’exercice à venir, avec une inscription souhaitée dans l’accord NAO.

Prime d’horaire continu

La période de carence pour percevoir cette prime est réduite à 2 mois de présence continue (contre 4 précédemment). Une demande de longue date de la CFDT, qui milite toujours pour la suppression totale de cette carence, comme c’est le cas dans d’autres entreprises de l’agroalimentaire en Vendée.

Des échanges utiles et constructifs

Comme chaque année, au-delà des revendications, la délégation CFDT a tenu à faire remonter les principaux messages exprimés par les salariés et les représentants du personnel. Voici les axes essentiels portés lors des échanges.

1. De fortes attentes exprimées par les salariés

Les salariés jouent un rôle central dans les réussites de la coopérative et du groupe CAVAC. Leur engagement quotidien contribue directement à la performance économique et à la solidité financière de l’entreprise. La diversité des métiers au sein de la coopérative a démontré sa capacité de résilience face aux défis. Pour la CFDT, il est essentiel que les salariés perçoivent concrètement les retombées de leur investissement.

2. Dialogue social et rôle des représentants

Des dysfonctionnements dans le fonctionnement des instances représentatives ont été évoqués. La CFDT a réaffirmé l’importance d’un dialogue social de qualité et du respect dû aux représentants du personnel.

La direction a reconnu ces points et s’est engagée à revoir l’organisation pour favoriser un fonctionnement plus fluide et plus respectueux des instances

3. Mieux communiquer au sein des services

Ce sujet, déjà abordé l’année dernière, reste une priorité pour la CFDT. Une communication efficace ne peut se limiter à des e-mails génériques. Il est crucial que les responsables et managers relaient les informations importantes au sein de leurs équipes.
L’organisation régulière de points d’équipe – quotidiens ou hebdomadaires – est également essentielle pour fluidifier les échanges.
Il faut aussi permettre aux responsables de mieux comprendre le ressenti de leurs collègues. Certains salariés nous font part de leur difficulté à s’adresser à leur hiérarchie. Une meilleure circulation de l’information passe donc par une communication humaine et de proximité.

4. Ne pas relâcher les efforts sur la RSE

Le report des exigences européennes en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) avait soulevé des inquiétudes. La CFDT redoutait un recul des engagements pris. Nous avons exprimé notre désaccord avec l’idée d’un relâchement. Ce serait un mauvais signal pour la coopérative, pour notre territoire et pour les générations futures.

La direction a tenu à rassurer sur ce point. Elle entend poursuivre les travaux engagés.

Le véritable défi reste maintenant de mobiliser toutes les parties prenantes autour de ces objectifs.

Un climat d’écoute encourageant

Certains messages ont été difficiles à entendre, mais la direction a pris le temps d’y répondre. Nous avons perçu une volonté sincère d’améliorer les choses, et nous saurons rester vigilants pour que les engagements soient suivis d’effets.

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