Ce 16 octobre s’ouvre à la CAVAC une négociation sur le thème du handicap, à l’initiative de la CFDT. Lors des dernières négociations annuelles obligatoires (NAO), notre organisation syndicale avait demandé à la direction de s’engager dans cette démarche, avec pour objectif de parvenir à un accord concret et ambitieux.

Nous espérons que cet engagement ne sera pas simplement symbolique, mais qu’il traduira une véritable volonté d’agir pour une meilleure inclusion des personnes en situation de handicap.

Pourquoi parler du handicap à la CAVAC ?

Parce que le handicap peut concerner chacun d’entre nous et qu’il est temps d’en finir avec les idées reçues.
Parce que la CAVAC peut faire mieux : comment ce sujet est-il réellement pris en compte dans l’entreprise ?
Et enfin, parce qu’en tant que coopérative ancrée dans son territoire, bénéficiant d’avantages liés à son statut, la CAVAC a une responsabilité particulière en matière d’engagement social.

Le handicap, de quoi parle-t-on ?

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances reste la référence en matière de droits des personnes en situation de handicap. Elle rappelle qu’il n’existe pas un handicap, mais des handicaps. L’article L5213-1 du Code du travail en donne une définition précise, que nous devons connaître pour mieux agir.

Quelques chiffres à retenir :

  • 80 % des handicaps sont invisibles ;
  • Seules 3 % des personnes concernées utilisent un fauteuil roulant ;
  • 85 % des handicaps apparaissent en cours de vie professionnelle.

Handicap et emploi : une richesse à préserver

Un salarié reste avant tout une richesse pour son entreprise, qu’il soit ou non en situation de handicap.
Maintenir dans l’emploi, c’est préserver des compétences et des savoir-faire.

Contrairement aux idées reçues :

  • Les travailleurs handicapés ne sont pas plus absents que les autres ;
  • Leur intégration réussie dépend surtout d’un travail préalable sur l’aménagement du poste et sur l’organisation du travail.

Pour la CFDT CAVAC, il est essentiel de distinguer intégration et inclusion. L’intégration impose à la personne de s’adapter au groupe, tandis que l’inclusion pousse le groupe à s’adapter à la personne, en valorisant ses différences.

Les obligations de l’employeur

Depuis les lois de 2005 et 2018 (Avenir professionnel), toute entreprise d’au moins 20 salariés est soumise à l’Obligation d’emploi de travailleurs handicapés (OETH). La CAVAC, en tant qu’entreprise multi-établissements, doit désormais appliquer cette obligation sur l’ensemble de ses effectifs. Si le taux d’emploi est inférieur à 6 %, une contribution financière est due (équivalente à 600 fois le SMIC horaire par unité manquante).

 

Prévenir la désinsertion professionnelle

Le nombre de travailleurs menacés d’exclusion du marché du travail pour raisons de santé ne cesse d’augmenter.
On estime que 5 à 10 % des salariés — soit entre 1 et 2 millions de personnes — seront concernés à court ou moyen terme. Les causes sont multiples :

  • Allongement de la durée de la vie active ;
  • Augmentation des maladies professionnelles et chroniques ;
  • Progrès médicaux permettant de travailler malgré certaines pathologies ;
  • 75 % des inaptitudes sont liées à des troubles ostéo-articulaires ou mentaux, touchant surtout les salariés les moins qualifiés et les plus âgés.

Pour la CFDT, agir tôt est la clé du maintien dans l’emploi. Les inaptitudes doivent être anticipées, accompagnées et traitées avant la rupture du lien professionnel.

Quel est l’état des lieux, fait la CFDT, sur le sujet à la CAVAC ?

Ce que la CAVAC fait bien :

  • Accompagnement des salariés devenus handicapés à la suite d’un accident interne ;
  • Invitation à déclarer et faire reconnaître les situations de handicap auprès de la MDPH ;
  • Transparence dans le bilan social sur les obligations d’emploi et les contributions versées à l’Agefiph ;
  • Recours à des entreprises adaptées pour certaines prestations ;
  • Désignation d’un référent handicap, comme l’exige le Code du travail.

Ce que la CAVAC peut améliorer :

  • Manque de transparence sur les actions concrètes d’accompagnement ;
  • Communication quasi inexistante sur le sujet, au nom d’une discrétion mal comprise ;
  • Recensement n’est pas toujours compris par les salariés qui ne perçoivent pas ce que la déclaration RQTH leur apporte ; 
  • Absence de standardisation des aménagements d’accès et d’équipement sur les sites ;
  • Certains nouveaux investissements ne respectent pas pleinement les obligations d’accessibilité ;
  • Fluctuation importante des budgets alloués aux prestataires du secteur adapté ;
  • Tous les sites CAVAC ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR).

Et maintenant ?

La CFDT CAVAC aborde cette négociation préparée et déterminée, avec des propositions concrètes à présenter à la direction.
Nous espérons trouver en face de nous des interlocuteurs convaincus de la nécessité d’aller plus loin, pour que la CAVAC devienne un exemple en matière d’inclusion et de responsabilité sociale.

Vous souhaitez réagir, nous faire part de vos suggestions et vos attentes, cliquez sur le lien suivant :  Je souhaite réagir

 

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